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Nettoyage de mon Amstrad CPC 6128

Restauration et nettoyage de l'UC et de l'écran

Retrouvailles avec un micro des années 80

Il y a quelques semaines, j’ai acquis deux Amstrad CPC d’occasion – dans leur « jus » – avec deux écrans, l’un monochrome et l’autre couleur. Ces deux machines m’ont été livrées avec des joysticks ainsi que de nombreuses disquettes 3 pouces originales. Dans l’ensemble, ils étaient plutôt en bon état général au regard de leur age. En revanche, un check et un nettoyage s’imposaient.

Amstrad CPC 6128
Amstrad CPC 6128, après nettoyage

Enfin retrouvé ce micro-ordinateur Amstrad qui m’a permis d’apprendre la programmation durant mon adolescence… mais aussi de jouer de longues heures – parfois malgré moi ! Même si j’ai adoré l’Apple II, j’ai passé plus de temps sur le CPCIl m’a permis d’apprendre le Basic bien sûr, mais aussi le Turbo Pascal et de travailler sur bien des logiciels qui font sourire aujourd’hui. Ce fût aussi une machine de jeu qui occupa une grande partie de mes soirées. A l’époque – en 1986 – tout était simple. Quand on a 16 ans, il suffit de se retrouver au Club ou dans les petits magasins de jeux vidéos, d’échanger les disquettes, de copier, de faire venir les copains pour de longues parties de jeux jusqu’à n’en plus finir. Ah… les années 80.

Amstrad CPC 6128 et son écran couleur
Amstrad CPC 6128 et son écran couleur CTM 664

Alors, quand l’opportunité s’est présentée le mois dernier, je n’ai pas hésité une seule seconde pour acheter d’occasion ces deux reliques 8 bits. Du coup, j’ai pu me procurer un CPC 664 avec son écran monochrome et dans le même temps, un 6128 avec son écran couleur.

Les disquettes Amstrad CPC
Les disquettes Amstrad CPC, un lot d’originaux et de copies en tous genres

Nostalgique, je suis vraiment heureux de retrouver cette magnifique bécane, car même aujourd’hui, ce micro reste très attrayant, tant par sa logithèque riche et vaste, que par ses possibilités créatives.

Rapide présentation de l’Amstrad CPC

La gamme Amstrad CPC est créée en 1984, sous la Direction de Alan Michael Sugar, afin de proposer une série de micro-ordinateur simples à utiliser, abordables s’adressant ainsi à une clientèle très familiale.

Le premier modèle de la gamme est le CPC 464 (nom de code Arnold 1), équipé d’un lecteur de cassette, d’un écran couleur ou monochrome – au choix -, il dispose d’une mémoire vive de 64ko. Ce fût un succès puisque ce modèle sera vendu à plus de 1M d’exemplaires.

Amstrad CPC 6128 et son lecteur de disquette
Amstrad CPC 6128 et son lecteur de disquette, avec quelques rayures mais rien de grave

Alors, honnêtement c’est un modèle que je déteste pour ces temps de chargement infinis et ses incessantes erreurs de lecture cassette.

Le second modèle fût le CPC 664 que j’affectionne particulièrement. Il embarque 64ko de RAM comme le CPC 464, mais cette fois, il est équipé d’un lecteur de disquette 3 pouces. Un vrai confort. Même si en 1985, le choix du type de lecteur Matsushita est hasardeux – puisque non compatible avec le standard de lecteur de disquette 3p ½ d’IBM – il permet cependant au CPC de disposer d’un stockage double face confortable de 356ko par disquette.

La carte mère du CPC 6128
La carte mère du CPC 6128, après nettoyage

C’est en 1986, que le modèle haut de gamme 6128 apparaît avec 128ko de RAM et un design plus fin. Et finalement, en 1990, la production des Amstrad CPC s’arrête avec le CPC 6128 Plus. A l’époque, la société Amstrad décida de s’orienter vers le marché du PC compatible, marché plus prometteur que le vieillissant CPC.

Ce micro-ordinateur fut très populaire – marqué d’un crocodile vert très rieur – l’entrée de gamme 464 était vendu à 3000 frs – un prix acceptable, sachant que le SMIC à l’époque était de 4200 frs (pour 39h). Voilà pourquoi, de nombreuses familles ne pouvaient pas forcément se l’offrir, mais en comparaison avec le prix d’un Atari ST qui avoisinait les 9000 frs, ou encore de l’AMIGA 1000 qui culminait à 16000 frs, l’offre était tout à fait raisonnable.

Tous les modèles CPC sont équipés du processeur ZILOG, le mythique Z80 à 4Mhz ainsi que d’un chipset sonore permettant de décharger le Z80 des tâches audio.

Le CPC 664 et 6128 disposent d’un port manette DB9, d’1 slot pour lecteur de disquette externe, d’1 slot imprimante, d’1 slot d’extension système et une sortie audio jack pour le son. Les CPC disposent d’un clavier très agréable de type QUERTY ou AZERTY, avec un pavé numérique et de nombreuses touches de fonctions.

Quant au graphisme, le CPC pouvait atteindre une résolution maximum de 768×272 en deux couleurs, mais aussi passer en 192×272 avec 16 couleurs. Le standard restant un affichage de 80 colonnes x 25 lignes. Typique de l’époque…

Un nettoyage s’impose

Après avoir vérifier l’état fonctionnel, j’ai décidé de nettoyer le CPC 6128 et son écran couleur CTM 664 ainsi que l’écran monochrome GT-64. Le démontage est simple et facile sur ces micro-ordinateurs. Avec un minimum de précaution, on accède à tout et le démontage intégral se réalise sans problème, tant sur l’unité centrale que sur le petit écran cathodique.

Ecran couleur CPC CTN-664
Ecran couleur CTM-664

J’ai tout nettoyé, de la carte mère, en passant par le clavier et le lecteur de disquette. Puis, j’ai rapidement enchainé avec le petit écran couleur. Les plastiques ternis ont été rénovés avec une éponge magique « Mr Propre », de l’eau et du savon. La carte mère décapée à l’alcool 90° et au coton tige. L’ensemble du matériel fut passé à l’aspirateur avant. Et c’était pas du luxe.

Carte mère Amstrad CPC 6128
Carte mère Amstrad CPC 6128, avant nettoyage. Extrêmement sale…

Prêt à fonctionner

Une fois le tout nettoyé et remonté, j’ai de nouveau testé la bête. J’ai ainsi détecté et corrigé un problème d’écriture avec le lecteur de disquette. Aujourd’hui, le CPC 6128 est remis à neuf. Il fonctionne à merveille. Je ferais une vidéo pour présenter en détail le CPC et sa logithèque, l’histoire de redécouvrir en image ce merveilleux micro-ordinateur des années 80.

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