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Restauration de mes Amstrad CPC

CPC 6128 et CPC 664

Nostalgie 1985

J’ai enfin terminé la restauration de mes deux Amstrad CPC. Les photos qui illustrent le présent article en témoigne. Achetés d’occasion très récemment, je dispose désormais d’un CPC 6128 avec son écran couleur et d’un CPC 664 avec son écran monochrome – et des joysticks indispensables aux jeux sur cette plateforme 8 bits.

UC CPC 664 restaurée
UC CPC 664 restaurée

Le CPC 664 fût mon compagnon au long cours durant mes premières années de débutant informatique. Il me permis d’apprendre le Basic bien sûr, mais aussi le Turbo Pascal et de travailler sur bien des logiciels qui font sourire aujourd’hui. Ce fût aussi une machine de jeu qui occupait une grande partie de mes soirées d’adolescent.

A l’époque tout était simple. Quand on a 16 ans, il suffit de se retrouver au Club Informatique du quartier, ou dans les petits magasins de jeux vidéos, d’échanger les disquettes, de copier, de faire venir les copains pour de longues parties de jeux jusqu’à n’en plus finir. Les années 80… que du bonheur.

Alors quand l’opportunité s’est présentée, il y a quelques semaines, je n’ai pas hésité une seule seconde pour acheter d’occasion cette relique 8 bits. Du coup, j’ai pu me procurer un CPC 664 avec son écran monochrome et dans le même temps, un 6128 avec son écran couleur.

Amstrad CPC 6128 avec les écrans couleur et monochrome
Amstrad CPC 6128 avec les écrans couleur et monochrome

Nostalgique, je suis vraiment heureux de retrouver ces magnifiques bécanes, particulièrement le CPC 6128, car même aujourd’hui, ce micro reste très attrayant, tant par sa logithèque riche et vaste, que par ses possibilités créatives.

Mais au fait, je ne vous l’ai pas présenté…

Présentation du CPC

La gamme Amstrad CPC est créée en 1984, sous la Direction de Alan Michael Sugar, afin de proposer une série de micro-ordinateur simples à utiliser, abordables s’adressant ainsi à une clientèle très familiale.

Le premier modèle de la gamme est le CPC 464 (nom de code Arnold 1), équipé d’un lecteur de cassette, d’un écran couleur ou monochrome – au choix, et il dispose d’une mémoire vive de 64ko. Ce fût un succès puisque ce modèle sera vendu à plus de 1M d’exemplaires. Personnellement c’est un modèle que je déteste pour ces temps de chargement infinis et ses incessantes erreurs de lecture cassette.

UC CPC 664 restaurée
UC CPC 664 restaurée

Le second modèle fût le CPC 664 que j’affectionne particulièrement. Il embarque 64ko de RAM comme le CPC 464, mais cette fois, il est équipé d’un lecteur de disquette 3 pouces. Un vrai bonheur. Même si en 1985, le choix du lecteur de marque Matsushita est hasardeux – puisque non compatible avec le standard de lecteur de disquette 3 pouces ½ d’IBM – il permet cependant au CPC de disposer d’un stockage double face confortable de 356ko par disquette.

Lecteur disquette Amstrad CPC 6128
Lecteur disquette Amstrad CPC 6128

Pour ma part, je trouve que ces disquettes sont bien plus pérennes et faciles à vivre que les classiques disquettes 3 pouces ½ ou les 5 pouces ¼ d’IBM. Les disquettes CF-2 de marque MAXELL ou encore AMSOFT étaient fournies avec un étui plastique rigide garantissant une excellente protection des données dans le temps. C’est d’ailleurs pour cela, que ces supports de 1985 sont encore utilisables de nos jours – si fût-elles bien conservées dans leur étuis.

Disquettes CPM pour Amstrad CPC
Jeu de disquettes CPM Amsoft pour Amstrad CPC

C’est en 1986, que le modèle haut de gamme 6128 apparaît avec 128ko de RAM et un design plus fin. Et finalement, en 1990, la production des Amstrad CPC s’arrête avec le CPC 6128 Plus. A l’époque AMSTRAD décida de s’orienter vers le marché du PC compatible, marché plus prometteur que le vieillissant CPC.

Ce micro-ordinateur fut très populaire – griffé d’un crocodile vert très rieur – l’entrée de gamme 464 d’Amstrad était vendu à 3000 frs. – un prix acceptable, sachant que le SMIC (Revenu minimum) à l’époque était de 4200 frs. Voilà pourquoi, de nombreuses familles ne pouvaient pas forcément se l’offrir. Mais en comparaison avec le prix d’un Atari ST qui avoisinait les 9000 frs., ou encore de l’AMIGA 1000 qui culminait à 16000 frs., l’offre était tout à fait raisonnable. D’ailleurs, bien après mes débuts sur CPC, j’ai aussi possédé un AMIGA 1000 et son Sidecar 8086… une bien belle époque.

Architecture

Tous les modèles CPC sont équipés du processeur ZILOG, le mythique Z80 à 4Mhz ainsi que d’un chipset sonore permettant de décharger le Z80 des tâches audio.

Remontage carte mère CPC 664 après nettoyage
Remontage carte mère CPC 664 après nettoyage

Le CPC 664 et 6128 disposent d’un port manette DB9, d’1 slot pour lecteur de disquette externe, d’1 slot imprimante, d’1 slot d’extension système et d’une sortie audio jack pour le son. Les CPC disposent d’un clavier très agréable de type QUERTY ou AZERTY, avec un pavé numérique et de nombreuses touches de fonctions.

Remontage carte mère CPC 664 après nettoyage
Remontage carte mère CPC 664 après nettoyage

Quant au graphisme, le CPC pouvait atteindre une résolution maximum de 768×272 en deux couleurs, mais aussi passer en 192×272 avec 16 couleurs. Le standard restant un affichage de 80 colonnes x 25 lignes. Typique de l’époque…

Amstrad CPC 6128 et son écran couleur
Amstrad CPC 6128 et son écran couleur

Le Z80 est un processeur facile à programmer et très fiable.

La carte mère du CPC 6128
La carte mère du CPC 6128

De nombreux éditeurs s’investiront dans le développement de logiciels divers et variés tels que le tableur MULTIPLAN, ou le gestionnaire de fichiers DBase. On trouvera aussi de nombreux langages de programmation tel que le Pascal, le Fortran, un Assembler, tout en notant que chaque CPC disposait dans sa ROM de démarrage, du BASIC Locomotive AMSTRAD – un Basic évolué qui permettait de créer des petits jeux vidéos grâce à un jeu de commande très riche.

D’ailleurs, le CPC n’est pas en reste sur le jeu vidéo. Sa ludothèque comptait jusqu’à 5000 titres. Avec du bon… même du très bon et du mauvais.

Conclusion

Vous constatez par vous-même que les plastiques avaient un peu souffert. Le nettoyage fût plus que nécessaire. L’électronique et particulièrement la carte mère, étaient très sales, à la limite de l’oxydation sur certaines parties. Mais rien de grave. J’avoue que mon fournisseur préféré – Olivier – ne s’est pas moqué de moi en relevant le défis de me trouver ces deux machines à un prix très acceptable. Les machines étaient dans un état irréprochable pour leurs âges avancés.

RAM sur carte mère CPC 664
La carte mère CPC 664
Carte mère Amstrad CPC 664
Carte mère Amstrad CPC 664, pas nettoyée

Finalement, la rénovation des CPC fût relativement facile et quelques réglages sur les moniteurs ainsi qu’une petite réparation d’un lecteur de disquette, ont suffit à les rendre parfaitement opérationnels. Un vrai bonheur.

Amstrad CPC 6128 et son lecteur de disquette
Amstrad CPC 6128 et son lecteur de disquette

Pour conclure ce petit article, une vidéo « découverte de l’Amstrad CPC » est à venir sur notre chaine YouTube. Le GrandGamin et moi-même, vous présenterons l’univers Amstrad CPC en commençant par le matériel, le système d’exploitation CPM, les logiciels et surtout les jeux (les plus significatifs dont nous disposons) ainsi qu’une initiation rapide au Basic.

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